Comment gérer un accident de carrière?

Comment expliquer un accident de parcours lors d’un entretien d’embauche ?

Vous êtes resté plusieurs années sans travailler ?

Vous avez été licencié parce que vous ne répondiez pas aux attentes de votre employeur ? 

Vous avez dû quitter une entreprise parce que vous n’y étiez pas intégré ou à cause de vos comportements ? 

Votre scolarité fut un long fleuve pas si tranquille que cela ? 

Vous avez changé d’employeurs à un rythme effréné ? 

Vous avez peut-être vécu un “accident de carrière“ qui a de quoi faire reculer un employeur potentiel. 

Vous ne savez pas comment gérer cette situation lors d’un entretien de recrutement. 

Devez-vous aborder le sujet ou tenter de l’éviter ? 

Que dire si le recruteur aborde ce sujet ? 

Nous vous proposons, ci-dessous, quelques clés pour transformer une faiblesse en une force


Devez-vous cacher vos incidents de parcours lors d’un entretien d’embauche ?


Conseil 1 : Ne cachez rien, ne trichez pas 

L’objectif d’une procédure de recrutement est de vérifier si, l’employeur et vous, pouvez démarrer une relation de collaboration durable. La clé de celle-ci est la confiance. 

Pour votre recruteur, l’objectif le plus important de l’entretien de sélection est de vérifier si vous dites la vérité, si vous êtes transparent. 

Comme me disait un professionnel du recrutement : « Près de la moitié des candidats vont à un moment mentir sur un point ou l’autre. Mon objectif est de sélectionner des personnes parmi l’autre moitié des candidats. Un candidat qui ment sur un point est un candidat susceptible de mentir sur d’autres choses. La confiance est cassée. Cela entraîne, pour moi, automatiquement la fin de la procédure de sélection ». 


Embaucher une personne est un acte important. Les erreurs de casting peuvent avoir des conséquences lourdes : perte de résultats ; ambiance dégradée dans l’entreprise ; perte d’image vis-à-vis des partenaires ; coûts, lourdeur et tracas liés à une procédure de licenciement. La personne qui vous recrute est donc très attentive à la notion de confiance. Tout signal négatif à ce niveau peut annihiler toutes vos chances. 


En un mot comme en cent, ne trichez pas.


Que dois-je écrire dans mon CV ? 


Conseil 2 : Ne faites pas fuir 

La problématique de l’incident parcours commence avec la rédaction du CV. 

Cacher un incident de parcours vous obligera, dans la plupart des cas, à tricher sur les dates. 

Or, c’est une des premières choses qu’un recruteur bien entraîné va vérifier. Y a-t-il une continuité dans les dates ? Certains CV’s que nous recevons présentent une « période creuse » : aucune information n’est disponible sur vous pendant une période de quelques années. Cela crée de la suspicion.

Le recruteur utilise votre CV pour préparer les questions qu’il va vous poser lors de votre entretien d’embauche. Si vous avez manipulé votre historique de carrière, vous attirez l’attention sur le problème. En admettant que cela n’ait pas mis fin à votre candidature, le recruteur n’aura de cesse que de comprendre ce qui se cache derrière le problème. Vous avez au pire « coulé » toutes vos chances et au mieux, vous avez attiré l’attention sur ce que vous vouliez cacher



Comment rebondir après un “accident” dans ma carrière ? 


Conseil 3 : Quelles leçons avez-vous tirées de cet « incident de parcours » 

Nous sommes tous humains. Celui qui n’a jamais commis d’erreur n’a pas appris grand-chose. Celui qui n’a rien appris de ses erreurs peut les commettre à nouveau du jour au lendemain. 

En matière de recrutement, une erreur de « jeunesse » dont vous avez tiré les leçons peut vous servir. C’est le signe de la maturité et d’un potentiel de croissance que de savoir se regarder dans la glace, admettre que l’on a « m…. » et se dire qu’à l’avenir on gérera telle situation d’une autre façon. 

Votre passé est votre passé et vous ne pourrez rien y changer. La seule chose que vous puissiez changer, c’est d’apprendre, de ressortir plus fort et plus mûr. Gérer un « incident de parcours » passe donc par une phase d’introspection. Posez-vous la question : qu’est-ce que cet épisode de ma vie m’a appris qui me rend plus mûr, plus stable, plus fort ? 

Vous ne pourrez transformer votre « faiblesse » en force qu’en ayant procédé à cette étape. Comme disent les Anglo-saxons : « fool me once shame on you, fool me twice shame on me », qu’on pourrait traduire (en déformant un peu) par « il n’y a pas de honte à commettre une erreur, mais honte à moi si je la commets à nouveau ».


Comment expliquer mes erreurs lors d’un entretien d’embauche ? 


Conseil 4 : Parlez-en franchement ; préparez une explication honnête et cohérente

Lorsque vous avez tiré les leçons de votre passé, vous êtes prêt à développer une explication.

Voici quelques conseils sur la façon de communiquer : 

Lorsque ce sujet est abordé, ne tournez pas autour du pot. C’est la meilleure façon de montrer que vous assumez, de montrer que vous avez confiance en vous, donc que vous pouvez être digne de confiance, par exemple : « À cette période, j’ai fait un burn out… ». 

Ne reportez pas la faute sur les autres. À chacun sa part de responsabilité, n’esquivez pas la vôtre. Ce serait la plus sûre façon de vous disqualifier. 

Ne parlez pas en mal d’un ancien employeur.

Ne minimisez pas, et de façon plus globale évitez les qualificatifs. Évitez les : « j’ai eu un petit problème », « sans réelle gravité », « qu’il ne faut pas exagérer… ». C’est à votre recruteur de juger de la gravité pas à vous. 

Restez neutres. Certains recruteurs vont essayer de créer un climat de confiance, de connivence pour essayer de vous tirer les vers du nez. Évitez de trop rentrer dans la confidence. 

N’inventez jamais, ne mentez jamais. Un bon recruteur a plus d’un tour dans son sac pour vérifier en cours d’entretien la constance de vos propos et vous mettre en échec si vous avez menti.


Article écrit par : 

Françoise Platiau 

Coach certifiée 

Experte en gestion de carrière, préparation d’assessment et de bac à courrier 

Certifiée MBTI, coach Process Com, Facilitatrice modèle des frontières, coach certifiée niveau PCC

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